Monsieur Masterchef

Cédric Laxenaire, le candidat vosgien de la première promotion Masterchef. Ici, au restaurant "La Renaissance" à Baccarat.  // Janvier 2013

Cédric Laxenaire, le candidat vosgien de la première promotion Masterchef. Ici, au restaurant « La Renaissance » à Baccarat. // Janvier 2013

Humble et discret, Cédric Laxenaire, 37 ans, savoure son quotidien en cuisine, trois ans après l’aventure Masterchef. Le demi-finaliste de la première édition du jeu diffusé sur TF1 a effectué un parcours remarquable. Portrait.

Le chef cuisinier est encore en tablier lors de cet entretien. Souriant, détendu, il se souvient du moment où il surfait sur le web à la recherche d’une recette de cuisine… pour au final, tomber sur un concours culinaire. Le technicien en génie thermique qu’il était s’imagine alors une reconversion dans les fourneaux. « Le hasard a bien fait les choses », raconte Cédric Laxenaire. « J’ai envoyé une idée de recette et j’ai été sélectionné. Je suis ensuite allé passer des épreuves de cuisine à Paris. » Un rythme intense, d’abord devant des chefs cuistot, puis devant le « trio infernal », comme il les appelle (ndlr : Yves Campdeborde, Frédéric Anton et Sébastien Demorand, le jury de Masterchef). Des milliers de candidats se font éliminés mais le Vosgien résiste. Mieux encore : il se démarque. Retenu dans la « liste des vingt », Cédric n’a que 24 heures pour retourner embrasser sa famille et revenir à Paris pour commencer l’aventure télévisée qui durera trois mois…

Stressante passion

L’émission n’est composée que d’amateurs de cuisine et non de professionnels. « Masterchef rime avec total impro’ », confesse l’ancien candidat. Éprouvantes épreuves pour ces débutants en cuisine. La pression s’intensifiait de jour en jour… « Certains résistaient mieux que d’autres. L’éloignement, la fatigue, il faut avoir la tête bien sur les épaules et un véritable amour pour la cuisine pour tenir. » Les caméras aussi pouvaient être déstabilisantes. « Au début, je les regardais tout le temps. Et puis, au fur et à mesure, on les oublie », assure le Vosgien. En regardant l’émission à la télé, Cédric constate que « des tensions n’ont pas été divulguées par la production. » Même si par moment elle était enjolivée, l’ambiance était généralement festive au sein de la première promotion Masterchef. Pour preuve, Cédric garde contact avec ses anciens compagnons de cuisine.

Retour au bercail

Cédric Laxenaire au côté du gérant du restaurant, Cristophe Colin.  //Janvier 2013

Cédric Laxenaire au côté du gérant du restaurant, Cristophe Colin. //Janvier 2013

L’aventure du Vosgien s’arrête aux portes de la finale. Troisième, une place honorable et l’étiquette Masterchef, un gage de qualité. Cédric possède une notoriété qu’un chef cuistot met une vingtaine d’années à se forger ! Dès son retour de l’aventure, il démissionne de la papeterie où il travaillait. Les médias locaux se l’arrachent mais la lumière, Cédric Laxenaire ne la recherche pas. Renonçant au dernier moment à lancer son restaurant sur Saint-Dié-des-Vosges, le Vosgien a suivi son instinct et estime avoir encore « beaucoup de choses à apprendre ». Désormais, il œuvre au fourneau du restaurant « La Renaissance » à Baccarat. Là-bas, il innove, concocte une cuisine créative aux goûts et saveurs qui ont fait son succès. Heureux, comme un poisson qui vit sa passion.

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En exclusivité, découvrez la nouvelle recette du candidat Masterchef spécialement conçue pour moderniser la carte du restaurant « La Renaissance », à Baccarat. Le crémeux de courge Butternut. À tester en avant-première chez soi, pour les plus gourmands.

> Éplucher la courge, la détailler grossièrement. Dans une casserole recouvrir de bouillon de volaille à hauteur. Rajouter une gousse d’ail, une feuille de laurier et une branche de thym, un demi oignon émincé et un bouquet garni. Laisser mijoter 20 minutes, réserver.

Le crumble de crevettes : Mélanger de la farine avec du beurre, de la poudre d’amandes et les crevettes hachées en quantité tant pour tant. Assaisonner de sel et poivre. Passer le mélange au four, à 180°C pendant 12 minutes. Réserver.

Reprendre la courge cuite, mixer avec le bouillon. Crémer légèrement à votre convenance. Retoucher l’assaisonnement. Filtrer le tout au chinois. Réserver.

Dans une casserole, verser un peu de crème allégée à 30% et y ajouter l’autre moitié d’oignon. Porter à faible ébullition pendant 10 minutes. Réserver en infusion.

Prendre une poêle avec un trait d’huile d’olive, y intégrer un bâton de réglisse. Une fois que c’est chaud, ajouter les Saint-Jacques à rôtir. Pendant la cuisson les arroser de leur jus de réglisse.

Pour le dressage, dans une assiette creuse, verser un peu de crème de Butternut, y déposer les Saint-Jacques rôties et le crumble. Mettre un coup de mixeur plongeant dans la crème d’oignon, puis la verser sur le crumble.

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