Miró, Miró, quel est le plus beau tableau ?

Les « trois bleus » de Miró au centre Pompidou. // France3/Culturebox

La couleur de ses rêves est le bleu. On le comprend en contemplant ses trois œuvres. Miró, peintre espagnol du XXe siècle, propose aux visiteurs du Centre Pompidou parisien trois tableaux aux dimensions colossales (270 X 355 cm ou 268 X 349 cm). Époustouflant, d’autant que ses croquis étaient riquiquis. Ce Tryptique Bleu I, Bleu II, Bleu III de 1961, appelé aussi « les trois bleus », est une série de signes éparses : des tâches noires, des traits rouges, un fond bleu. Sobre, léger. Le premier tableau est chargé, riche en points de toutes tailles et assez débraillé. Le second s’avère plus ordonné et sa linéarité est flagrante. Le dernier est plus modeste, deux points plutôt discrets sur ce fond, toujours bleu. Un reflet de sa vie, « une synthèse de ses expériences », d’un passé virevoltant à un présent bien plus sage.
En réalisant ce Tryptique, Miró était sûrement nostalgique des villages catalans où, autrefois, les maisons étaient peintes en bleu. Un bleu légèrement violacé, clair. Comme qui dirait : un bleu ciel. Posé, il l’était ; il peignait uniquement le matin. L’après-midi était consacrée à la méditation et à l’analyse du travail réalisé. En trois mois, la trilogie était achevée.

Ces « trois bleus » sont l’aboutissement de tout ce qu’il a tenté. Impossible de séparer les trois œuvres, elles sont complémentaires. On ne coupe pas une histoire…

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