Taken 2, pris à son propre jeu

Taken 2 est sorti le 3 octobre dernier. // D.R.

Taken 2 a pris un risque. Tenter de réitérer le succès du premier film. Résultat, le deuxième opus n’a pas beaucoup de saveur et son scénario est déjà tout cuit. En salle depuis mercredi 3 octobre, les cinéphiles se ruent voir la suite d’un très bon thriller mais sortent déçus.
On prend les mêmes et on recommence. L’histoire renoue avec le personnage de Bryan Mills, l’agent de la CIA à la retraite va encore utiliser son expérience du terrain. Le héros est en voyage à Istanbul avec sa fille et son ex-femme qu’il compte bien récupérer. La famille albanaise, à laquelle appartenaient les proxénètes du premier Taken, a décidé de se venger et de faire payer Bryan.

Le premier thriller était particulièrement haletant et bien ficelé. Il figure même dans les bonnes surprises du cinéma en 2008. Malheureusement pour ce deuxième film, l’intrigue est la même et l’histoire presque identique. Aucun suspense. « Nous allons nous faire enlever ! » Encore ? On comprend au bout de quinze minutes que le but du film est juste de nous réchauffer les recettes du premier opus, vite fait, mal fait. Luc Besson, le producteur, et Olivier Megaton, le réalisateur, ont apparemment cru qu’ils n’avaient qu’à copier-coller la scène trépidante qui lance Taken (où Liam Neeson explique à sa fille, par téléphone, à 8000 km de distance, qu’elle va se faire enlever), pour que cela fonctionne à nouveau.

Aucune surprise

Plus le film avance, plus la déception s’accentue. La même famille va être victime d’un enlèvement. Sauf que cette fois, ce n’est plus la jeune fille mais bien les parents. Autre changement : le film ne se déroule plus à Paris mais dans la capitale turque. On rajoute aussi un petit ami à la petite fille parfaite, pour émouvoir les sensibles… Et c’est tout ! Les personnalités des acteurs restent inchangées : Liam Neeson apparaît toujours comme un père soucieux et fouineur. Son ex-femme reste laxiste et sa fille conserve sa force mentale.

Le point positif : on y admire Istanbul et sa moquée bleue. Beaucoup de plans larges de la capitale figurent dans ce deuxième opus, nous rappelant à chaque instant que l’histoire se déroule en Turquie. Le reste de Taken 2 n’est qu’une succession d’actions répétitives, de violences et de coups de feu. Une suite évitable !

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