Dur dur d’entretenir !

Près de 11 000 végétaux, plus de 600 m2 de gazon et de nombreux bambous et arbustes, la 9ème
édition du jardin éphémère sur la place Stanislas nécessite un entretien quotidien. Durant cinq
semaines, une équipe de jardinage est chargée d’entretenir cet espace vert urbain.
Une tâche pas si évidente…

L’entretien de ce jardin éphémère n’est pas tâche facile ! // Photo : CultureBox


Après l’installation qui a réquisitionné pas moins de 60 jardiniers le 29 septembre, place à
l’entretien. Jusqu’au 4 novembre, deux voire trois jardiniers viennent quotidiennement réaménager
l’espace vert, généralement en matinée. « Ils s’occupent de l’arrosage, du nettoyage, du ramassage
des papiers. Beaucoup de gens laissent trainer leurs détritus ! », se désole Valérie Walck, la
responsable du service « espace verts » de la mairie. « Nous remplaçons quotidiennement le gazon
car les visiteurs le piétinent en permanence », renchérit Pierre-Yves, un jardinier municipal en plein
travail. « On essaye d’être pédagogue et on leur fait remarquer. Parfois, ils se braquent et nous
répondent que c’est eux qui le payent avec leurs impôts », poursuit sa collègue, un brin énervée.
Aujourd’hui lundi, ils sont trois tant le week-end a été désastreux. Les enfants ont couru et arraché
les plantes. Un peu de civisme de la part des parents éviterait cet entretien permanent. « C’est à
nous de prendre l’initiative de changer une plante ou non. Tant qu’elle est agréable à regarder, on
la laisse », explique Pierre-Yves. Un autre critère entre en compte : la météo. L’hiver approche et le
froid endommage les végétaux. Une difficulté supplémentaire à surmonter pour les jardiniers.

La jardin éphémère au centre de la place Stanislas, de nuit.

Petit, fleuri et design
Peut-être que cela ne vous a pas échappé, cette 9ème édition du jardin éphémère l’a joue plus
minimaliste. « L’espace vert est moins étalé que les autres années. Il est plus recentré sur la statue
de Stanislas et dure une semaine de plus que d’habitude », confesse Valérie Walck. Les végétaux
proviennent de divers endroits : « Une grande partie a été cultivée dans les sphères municipales.
Pour les arbustes, on a fait appel à des pépiniéristes mosellans et du reste de la France », poursuit
la responsable. Un succès, visiblement, puisque beaucoup de visiteurs se promenaient lundi matin.
Ils admiraient le végétal mêlé au design de Jean Prouvé. Le bois et le métal sont largement présents.
Mais n’oubliez pas, on regarde uniquement avec les yeux !

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