Kenny Grant : bien dans ses baskets !

Kenny Grant, basketteur au SLUC.   // L'Est Républicain

Kenny Grant, basketteur au SLUC.

L’arrière americano-suédois du SLUC Nancy va entamer sa troisième saison. Fils de basketteurs,
Kenneth Junior a, du haut de son mètre quatre-vingt huit, le profil type. Après deux années passées
à Nancy, le basketteur a pris ses repères et se plaît en Lorraine. Kenny Grant parle d’ailleurs
parfaitement le français. À 30 ans, le joueur commence à songer à la fin de sa carrière et à une
possible reconversion dans le coaching. Mais avant cela, place au championnat qui démarre le 6
octobre prochain au Mans. Le basketteur revient sur son passé et présent nancéiens ainsi que sur ses
projets. Interview.

Kenny, avant tout, est-ce que le championnat français vous plaît ?
Oui, je le considère même comme l’un des meilleurs d’Europe. La ligue est très homogène. Les
Français sont bien représentés en NBA (championnat américain), ça signifie donc qu’il y a de très
bons centres de formation. La France m’a toujours plu, j’ai eu une belle opportunité.
Vous faîtes allusion à Nancy ?
Oui. J’aime beaucoup cette ville et le club. J’ai passé d’excellents moments dans ma carrière au sein
du SLUC. Je pense au match à Bercy (ndlr: champion de France en 2011) qui a été la partie qui m’a
le plus marqué. C’est tout simplement le meilleur moment de ma carrière. J’ai aussi adoré jouer avec
Nicolas Batum, c’est un professionnel très talentueux qui sait vraiment tout faire.
Le championnat reprend dans une semaine, comment vous sentez-vous ?
De mon côté, tout va bien. L’équipe accueille de nouvelles recrues qui sont assez jeunes. Je suis ici
depuis un moment alors je leurs explique les systèmes et ce qu’on attend de nous. Les nouveaux
joueurs sont bons sur le terrain et aussi en dehors. On les intègre dans le collectif. Il y a une bonne
ambiance dans les vestiaires.
Comment qualifieriez-vous votre relation avec votre entraîneur, Jean-Luc Monschau ?
Bonne. Je joue avant tout pour l’équipe mais tout se passe bien avec le coach.
Vous affrontez Le Mans pour commencer, c’est anecdotique…
Oui, c’est l’équipe qui nous a éliminé l’an passé. Redémarrer face à cette équipe, c’est spécial. On a
forcément un esprit revanchard. Gagner à l’extérieur n’est jamais évident. Ils auront à coeur de bien
commencer eux-aussi.
Quel est l’objectif du SLUC cette année ?
Gagner au moins un titre. Réussir aussi dans les compétitions européennes est aussi important. La
période entre le mois de mars et mai sera décisive. À nous de bien se préparer.
Et plus personnellement, quels sont vos projets ?
Je pense pouvoir jouer encore quelques années en pro (Rires..) Je n’ai jamais été blessé, je suis
encore en forme. Après, je ne peux pas dire si je serais encore à Nancy l’an prochain.
Envisagez-vous rester dans le basket après votre carrière de joueur ?
Pourquoi pas entraîner oui. Je fais du basket depuis l’âge de 7 ans, j’ai toujours évolué dans ce
milieu. J’aimerais retourner aux États-Unis pour coacher une équipe dans une Université. J’en
profiterais aussi pour continuer mon master dans le business (ndlr : le joueur a fait ses études à
l’Université La Fayette en Pennsylvanie). Après, j’ai des obligations familiales aujourd’hui. Je
prends les décisions avec mon amie. Elle intervient dans mes choix (Sourire).

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