De l’art sur deux roues

C’est l’histoire d’un objet qui s’appelle la bicyclette. Depuis le vernissage samedi soir, le château de Mouans-Sartoux accueille une exposition originale sur cet engin (créé au début du XIXème siècle) et ce
jusqu’au 3 juin prochain.

L’exposition « Art et bicyclette » a ouvert ses portes samedi à 18h.

18 h, heure d’ouverture et déjà la foule. Petits et grands, en famille ou entre amis, tout le monde n’attend qu’une chose : découvrir l’exposition « Art et bicyclette ». A l’entrée, on y trouve déjà l’œuvre de Martin Catimini « Dessein à la chaine » où plusieurs chaînes de deux roues sont accrochées au mur. A l’étage du château, on n’y découvre que des vélos. Et de toutes sortes : des premières draisiennes en bois bleuté (1840) aux dernières créations high-tech, sans oublier le grand-bi reconnaissable à sa grande roue avant démesurée.

Diversité des œuvres

Fabienne Fulchéri, la commissaire de l’exposition, explique pourquoi elle a choisi ce thème : « C’est un lieu familial. En temps normal, on expose de l’art abstrait. Et puis, un ami m’a lancé le défi d’y placer quelque chose de plus insolite et concret. Je l’ai pris au mot. »

Dans les allées blanchâtres, on y trouve des tableaux et des projections, entièrement consacrés à la bicyclette. Julian Wasser et Oiga Picabia y exposent leur photo (reproduction de Marcel Duchamp, « Roue de bicyclette sur tabouret »). Richard Fauguet présente ses cinq bicyclettes encerclées d’antivols, « Tutta la famiglia ». Vincent Lamoureux et Raphaël Zarka ont installé leur « Pentacycle » (un vélo à cinq roues qui roule sur les murs). Laurent Perros a accroché sa roue jaune aux rayons biscornus. Et tout au fond du couloir, c’est Yann Toma en personne qui présente sa réalisation ; le « Dynamo-Fukushima ». « C’est une œuvre participative. Les visiteurs ont la possibilité de faire du vélo à cinq dans une salle circulaire. En pédalant, ils deviennent des producteurs d’énergie artistique qui sera envoyée symboliquement au Japon », informe l’artiste-chercheur. « On peut donc produire de l’énergie autrement qu’avec le nucléaire », renchérit son assistante. La production « Ouest-Lumière » est solidaire avec des associations japonaises depuis la catastrophe de Fukushima.

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Un succès prémédité ?

Au vu de la première affluence, il y a de quoi être optimiste. D’autant que les visiteurs sont plutôt enthousiastes. « C’est une exposition relativement réussie. Il y a beaucoup d’œuvres exposées, diverses et variées. Tout le monde peut y trouver son compte ! C’est quelque chose d’assez ludique », affirme Céline, une Marseillaise venue expressément pour le vernissage. C’était justement la volonté de Fabienne Fulchéri : « On apprend et découvre le travail d’artistes à travers un objet utilisé au quotidien. Il y a différentes approches du vélo : performance, transport, loisir, romantisme… Je voulais montrer le vélo de façon décalée. »

Même les pitchouns ont l’air de se distraire. « Je trouve que c’est ingénieux. Ma mère m’a proposé de venir, j’ai tout de suite dit oui et je ne regrette pas. J’adore faire du vélo, c’est écologique », confie Maël, 12 ans, de Grasse.

Il est vrai que l’écologie a été abordée lors de ce vernissage. Le maire de Mouans-Sartoux, André Aschieri (EELV), était présent et n’a pas hésité à mêler à cette expo, son esprit « écolo ».

Infos pratiques :

  • Horaires d’ouverture : du mercredi au dimanche, de 12 h à 18 h.
  • Tarifs : 5 € l’entrée pour un adulte, 2,5 € pour un étudiant, gratuit pour les mineurs.
  • Séances de cinéma consacrées à la bicyclette le 27, 28 et 29 janvier prochains à « La Strada » (Mouans-Sartoux).
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