Laurence Ferrari : une cylindrée dans le monde du journalisme

Laurence Ferrari, une journaliste ambitieuse.

Souriante, ambitieuse et dévouée, Laurence Ferrari, 45 ans, anime aujourd’hui le plus grand Journal Télévisé d’Europe. Un parcours remarquable qui fait d’elle la présentatrice vedette du 20 heures de TF1. Pourtant, tout n’est pas rose dans la vie de la Savoyarde. Parfois controversée, la journaliste doit assumer son immense exposition médiatique…

De Médecine à Journalisme

Née le 5 Juillet 1966 à Aix-les-Bains (Savoie), Laurence Ferrari est la fille du maire de sa commune. Son père, Gratien Ferrari, était aussi un député UDF (Union pour la Démocratie Française). Baignée dans la politique dès son enfance, la petite savoyarde n’envisage pourtant pas de suivre les traces de son père. Dès le lycée, elle affectionne la voie Scientifique. « L’Orientation n’était pas source d’angoisse pour elle », bien au contraire. Ses années au lycée ont été « sereines ». Librement, elle décide d’aller en première année de médecine même si sa famille savait « qu’elle n’était pas vraiment scientifique ». Et vraisemblablement, ses proches avaient raison. Après avoir échouée son année de médecine à Lyon, Laurence Ferrari met fin à son rêve de devenir chirurgien. A 20 ans, elle se réoriente dans le journalisme et intègre l’EFAP (Ecole Française des Attachés de Presse). Un virage à 180° mais où elle prend conscience de ses excellentes qualités littéraires. Son stage chez Europe 1 lui aurait définitivement « donner le virus pour le journalisme ». Décrochant un travail dans cette radio, elle décide parallèlement « de compléter son bagage universitaire ». C’est pourquoi elle poursuit des études de Communication Politique et Sociale à la Sorbonne où elle obtient, en 1993, son DESS (Diplôme d’études supérieures spécialisées).

Une carrière « vagabonde »

Laurence Ferrari a mis du temps à trouver sa voie, mais aussi à trouver un emploi stable. Elle poursuivra son travail sur Europe 1 jusqu’en 1997, tout en étant pigiste pour l’hebdomadaire Le Point. Mais cette année là, la journaliste décide de goûter à un nouveau média, la télévision. Elle devient la présentatrice des « JT » de LCI, le matin entre 6 heures et 10 heures. Mais pas seulement… Elle est aussi chroniqueuse dans l’émission « Combien ça coute ? » sur TF1, aux côtés de Jean-Pierre Pernaut et de Christophe Dechavanne. Se sentant à l’aise à l’antenne, Laurence Ferrari poursuit son ascension. En 2000, elle présente en duo avec son conjoint Thomas Hugues « Sept à Huit », un magazine hebdomadaire d’information sur TF1. Par ailleurs, le couple possède déjà une société de production. En 2006, la Une l’a considère comme le joker de Claire Chazal pour les Journaux Télévisés du week-end. Une position qui ne satisfait pas l’ambitieuse savoyarde. Déçue et lassée de ce rôle de doublure, elle fait ses valises et s’installe chez Canal Plus, et présente dès la rentrée de septembre « Dimanche + », une émission politique. D’autre part, la journaliste a rejoint RTL, la première radio de France. Elle y anime « Le Journal Inattendu » tous les samedis. Mais en juin 2008, une proposition qu’elle attendait depuis longtemps va lui être faite : celle de présenter le « 20 heures » de TF1, du lundi au jeudi à la place de Patrick Poivre d’Arvor (PPDA). La cerise sur le gâteau pour Laurence Ferrari, qui va accepter et donc quitter la chaine cryptée ainsi que RTL. Nonce Paolini, le Président Directeur Général de TF1, misait sur le dynamisme de la journaliste pour hausser les audiences de sa chaine, qui n’étaient pas en odeur de sainteté. Le 25 août 2008, Laurence Ferrari effectue sa « première » sur le plateau bleu marine du Journal Télévisé. Un remarquable succès pour l’élégante présentatrice, qui a réunit plus de huit millions de téléspectateurs. Néanmoins, la notoriété de Laurence Ferrari ne fait pas tout. Le « JT » de TF1 fluctue sensiblement en termes d’audience, passant de moins de 6 millions de téléspectateurs à plus du double.

Laurence Ferrari présente le 20 heures de TF1 depuis août 2008.

Une vie privée très médiatisée

A l’insu de personne, Laurence Ferrari et Thomas Hugues se sont séparés en octobre 2007, après 14 ans de mariage. Ce divorce a eu lieu peu de temps après celui du Président, et pourtant il a aussi fait couler beaucoup d’encre… Seulement, la journaliste « rêve parfois d’anonymat ». En vain. Au cours de l’année 2008, Laurence Ferrari obtient seize condamnations de journaux pour atteinte à la vie privée, soit 143 000 € de dommages et intérêts, plus que n’importe qui en France. La petite-fille d’immigrés italiens s’est remariée en juillet 2009, avec le musicien Renaud Capuçon. Et, personne ne l‘ignore, elle a accouché de son troisième enfant début novembre 2010. Deux mois de congés maternité qui ne font pas l’unanimité mais elle n’en tient pas compte. Elle est « une adepte du repos » et a apprécié « ce moment rare et merveilleux ». La journaliste est restée lucide, elle en a profité pour suivre l’actualité d’une autre façon.

La présentatrice apparait fréquemment dans la presse people.


Une journaliste décriée

S’exposer à la télévision, c’est aussi s’exposer aux critiques. Laurence Ferrari le sait, et en a fait les frais. Beaucoup lui ont reproché d’être « trop lisse ». Récemment, c’est Jean-Luc Mélenchon qui s’en est pris à la présentatrice de TF1. Ne pratiquant pas la langue de bois, il l’a insulté de « perruche ». Même si le représentant du Parti de Gauche (PG) n’apprécie pas les journalistes en général, (ndlr: « les journalistes sont de petites cervelles »), il semble bien décidé à faire de Laurence Ferrari, sa proie numéro une. Sans doute qu’il n’a pas digéré que la journaliste évoque qu’il n’ait « ni idée, ni programme ». A ce propos, Jean-Luc Mélenchon s’est amusé à lui répondre, remettant en cause les qualités intellectuelles de la présentatrice : « D’accord il n’y a aucune page à colorier dans mon programme, je le reconnais. Et ce n’est pas écrit en corps 72 comme sur son prompteur, tout s’explique ! ». D’autre part, il s’est dit « outré » que Laurence Ferrari parte en congés maternité alors qu’à TF1, de nombreux intermittents du spectacle n’y ont pas droit. Enfin, il a évoqué que « s’il arrivait au gouvernement, il lui prendrait plus des deux tiers de son million annuel ». Que de bons présages…

A voir : Jean-Luc Mélenchon parle de Laurence Ferrari

 Femme de cœur

Malgré toutes les critiques, Laurence Ferrari ne fait pas que dire « Bonsoir et bienvenue à tous ». Depuis novembre 2003, elle est ambassadrice de l’association SOS Villages d’Enfants. En mars 2007, elle devient l’une des marraines, aux côtés de nombreuses personnalités de l’opération « La Rose Marie Claire » avec l’Unicef pour aider les jeunes filles à accéder à l’éducation. Laurence Ferrari est une femme qui vit à cent à l‘heure. Aux petits soins pour sa famille, passionnée et dévouée pour son travail et donc active dans la vie associative et l‘humanitaire, Laurence Ferrari est le symbole de la femme moderne. Récompensée pour sa bravoure, elle gagne en 2006 le prix de la personnalité savoyarde de l’année (Prix des Neiges). Aujourd’hui, la journaliste semble comblée. Elle a même réalisé son rêve lors du G20 à Cannes : « interviewer Barack Obama ».

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